Canonisé le 18 janvier 1174 par Alexandre III, Bernard de Clairvaux a été déclaré Docteur de l'Église par Pie VIII en 1830. Son attitude tranchante entraîne des pamphlets contre lui comme celui que Bérenger de Poitiers[54] écrit après l'affaire Abélard : « Depuis longtemps la renommée aux ailes rapides a répandu dans l'univers entier le parfum de ta sainteté, proclamé tes mérites, pompeusement propagé tes miracles. Ainsi, l'architecture, l'art ou les manuscrits cisterciens adoptent un style pur et dépouillé. St. Bernard of Clairvaux, (born 1090, probably Fontaine-les-Dijon, near Dijon, Burgundy [France]—died August 20, 1153, Clairvaux, Champagne; canonized January 18, 1174; feast day August 20), Cistercian monk and mystic, founder and abbot of the abbey of Clairvaux and one of the most influential churchmen of his time. He was an Abbot in the Cistercian order. Son goût pour l'austérité s'accorde à merveille avec le dépouillement des églises cisterciennes. Bernard de Clairvaux (1090-1153) est bien le personnage le plus célèbre de l’ordre de Cîteaux, auquel il donna toute son ampleur ; issu de l’aristocratie bourguignonne, il fut l’un des hommes les plus importants du XIIe siècle. Biographie de Bernard de Clairvaux Bernard de Fontaines nait en 1090 au Château de Fontaine-les-Dijon, issu d’une noble famille bourguignonne , il est le troisième de sept enfants. Dans un premier temps, pour ne pas inquiéter sa famille par ses préparatifs à la vie monacale, il leur laisse entendre qu'il prépare un pèlerinage à Jérusalem[13]. Il importe en effet à ses yeux qu'en leur laissant la vie, leur misère témoigne et de leur crime déicide et de leur erreur religieuse de sorte qu'« ils subissent alors de justes peines pour un si grand forfait Â»[49]. Il traite Louis VI de nouvel Hérode[71] quand celui-ci cherche à déposer l'archevêque de Sens, il accuse Suger de négliger son abbaye de Saint-Denis, le poussant ainsi à se consacrer davantage à l'administration de son abbaye à partir de 1127. Il est le troisième de sept enfants. Dès le début de son abbatiat, Bernard rédige des traités, des homélies, et surtout une Apologie, écrite sur la demande de Guillaume de Saint-Thierry, qui défend les bénédictins blancs (cisterciens) contre les bénédictins noirs (clunisiens). Bernard de Clairvaux meurt en 1153 dans l'abbaye où il a toujours essayé d'instaurer son idéal. Il imagine et décrit aussi un idéal de la chevalerie dans son livre Éloge de la nouvelle chevalerie, dans lequel il incite les chevaliers à partir en Croisades sans peur, et ne pas craindre le martyre. Selon Bernard de Clairvaux, on doit alors parvenir à aimer Dieu par amour de soi et non plus de Lui. Par l'amour de Dieu, il lui est possible de ne pas pécher et d'atteindre au sommet de la vie mystique en ne voulant plus autre chose que Dieu, c'est-à-dire de s'affranchir de toute possibilité de pécher en étant totalement libre. Jean-Baptiste Auberger, « La spiritualité cistercienne Â». Le pape a mis l'interdit sur Louis VII et excommunié Raoul Ier de Vermandois, sénéchal du roi, qui, sur le conseil du roi, a répudié sa première épouse, Éléonore de Blois, pour épouser Pétronille d'Aquitaine. Bernard de Fontaine, abbé de Clairvaux est un moine et réformateur français. Description sur le site du Metropolitan Museum qui accueille l'œuvre. Il fut canonisé par Alexandre III en 1174. L'intervention de Bernard semble l'avoir mis en disgrâce aux yeux du pape[61], mais Innocent II entre dans la manœuvre qui lui est proposée : il lève l'excommunication, puis somme Raoul de Vermandois de cesser son adultère avec Pétronille et de reprendre sa première épouse sous peine d'une nouvelle excommunication[62]. Il possède des terres autour de Montbard, d'Alise-Sainte-Reine, dans la vallée de la Laignes ou au confluent de l'Aube et de l'Aujon en plus de sa seigneurie de Fontaine[6]. ». Bernard de Clairvaux (1090-1153), le plus célèbre moine et abbé cistercien de la première moitié du douzième siècle, fut canonisé le 18 juin 1174 par le pape Alexandre III. Lors de ses déplacements en Allemagne, Bernard ne cesse de répéter : « Ne touchez pas aux Juifs, ils sont la chair et les os du Seigneur[48]. Selon Joshua Prawer, Bernard de Clairvaux définit les positions de l'Église catholique à l'égard des deux religions juive et islamique : « Les juifs ont l'espoir d'être sauvés, parce qu'un jour viendra où leurs yeux se décilleront et où ils se convertiront, contrairement aux musulmans ; les juifs sont l'objet d'une promesse divine qui n'a pas encore été réalisée mais qui le sera et à l'égard de ce peuple d'où sortirent les patriarches, d'où sortit le Christ “selon la chair”, une promesse a été faite, et quiconque les protège rend possible et peut-être contribue à réaliser une promesse divine[52]. Son discours enflamme la foule. « la légende poétique qui veut que Clairvaux ait été créée dans le Val d’Absinthe, référence bernardine à l’Apocalypse de saint Jean et à la vie d’amertume qu’avait choisie le futur saint Bernard (Les sept trompettes – 8.7). En 1145, Bernard de Clairvaux donne un pape à l'Église, Eugène III, dont Bernard devient le maître à penser. Plus préoccupé par le développement de l'« hérésie Â» cathare, il est réticent à l'idée de s'associer à une croisade en Terre sainte. Il est déclaré Docteur de l'Église catholique (Doctor mellifluus) en 1830 par le pape Pie VIII. Bernard meurt à Clairvaux le 20 août 1153 à l’âge de 63 ans. En 1146, il fut l’extraordinaire prédicateur de la Seconde Croisade dont l’échec cuisant lui fut d'ailleurs reproché. Bernard of Clairvaux. Bernard de Fontaine, abbé de Clairvaux (1090 ou 1091, château de Fontaine-lès-Dijon – † 20 août 1153, abbaye de Clairvaux) est un moine français, réformateur de la vie religieuse.Directeur de conscience de l'ordre cistercien, il recherche par amour du Christ la mortification la plus dure. (1090 - 1153) Originaire d'une famille de la noblesse, Bernard devient moine dans l'abbaye cistercienne de Cîteaux en 1113. Bernard de Clairvaux, dans son traité De l'Amour de Dieu, est à la source d'une véritable école spirituelle en faisant passer un pas décisif à la littérature descriptive des états mystiques[76]. Sa mère Aleth est d’une grande piété, alors qu’elle est enceinte, elle pressent, par révélation intérieure, la vocation exceptionnelle de ce troisième fils. De nombreux ossements et objets personnels de saint Bernard ont été dispersés comme reliques pour être vénérés notamment dans différents monastères de son Ordre ou dans des églises[83]. À la fin de sa vie, dans une de ses œuvres majeures, De la Considération (1152), il accepte la responsabilité de l'échec de la deuxième croisade. Bernard de clairvaux À l’origine, Bernard de Clairvaux, une personnalité qui rayonna sur l’Occident chrétien médiéval « Mais plus il devient faible et languissant par les infirmités de son corps, plus il devient fort et vigoureux par la grâce qui anime son esprit, ne cessant jamais de faire des choses dignes de Clairvaux compte 700 moines. Philippe Quantin, Saint Bernard écrivant, musée des beaux-arts de Dijon. Il en marque aussi l’aboutissement. Bernard of Clairvaux. Il participe à la rédaction des règles de vie des Templiers car en 1119, il affiche son soutient a l'ordre des Templiers en terre sainte. Ces premières fondations sont implantées dans les domaines des seigneuries alliées ou amies. En 1132, il fait accepter par le pape l'indépendance de Clairvaux vis-à-vis de Cluny. Il fonde l'ordre cistercien (ou ordre de Cîteaux), il recherche l'amour du Christ et vit une vie très dure. Biographie. L’entrée en monachisme implique, selon l’idéal ascétique, d’abandonner sa fratrie biologique pour une nouvelle fratrie soudée par des liens spirituels. », « Verfeil [verte feuille], que Dieu te dessèche, Bernard de Clairvaux écrivait dans un sermon : on ne les convainc ni par le raisonnement (ils ne comprennent pas) ni par les autorités (ils ne les reçoivent pas), ni par la persuasion (car ils sont de mauvaise foi). ». Et mon disciple Rodolphe, qui a dit de les exterminer, n'a pas parlé justement, car il est écrit à leur propos dans les Psaumes : Ne le tue pas, de peur que mon peuple ne l'oublie…”Et sans la miséricorde de cet abbé, il ne serait pas resté d'Israël un seul survivant. Né en 1090 ou 1091[3] au château de Fontaine-lès-Dijon près de Dijon, dans une famille noble de Bourgogne[4], Bernard est le troisième de sept enfants, six garçons (dont saint Gérard de Clairvaux), et une fille, sainte Ombeline de Jully. 2- Bernard Abbé de Clairvaux Trois ans plus tard, ses supérieurs n’hésitent pas à lui confier, malgré sa jeunesse et sa santé chancelante, la conduite de douze religieux pour fonder une nouvelle abbaye, celle de Clairvaux, qu’il va gouverner jusqu’à sa mort, repoussant toujours les honneurs et les dignités qui s’offriront si souvent à lui au cours de sa carrière. À l'austérité cistercienne, élaborée à partir de la fuite du monde, de la pauvreté et du travail manuel, Bernard ajoute la mise en valeur de la pureté et le désintérêt de la culture et de tout ce qui peut sembler un divertissement pour l'esprit. Il défend le respect de la règle énoncée par saint Benoît (règle qui guide ses disciples dans la vie monastique communautaire , qui a vécu 600 ans avant lui. Son arbitrage est accepté dans toute l'Europe du XIIe siècle. Date donnée par Marie-Bénédicte Dary, « Saint Bernard et l'Immaculée Conception - La question liturgique Â», Revue Mabillon, 2002, vol. Collection « Les grandes figures de la spiritualité chrétienne », no 26, Paris, Le Figaro et Les Presses de la Renaissance, 2017, 140 pages, 9,95€, 18,95$. Il n'obtient qu'un mince avantage[68], et son adversaire conserve son évêché et toute sa considération[69]. Il attache en effet une grande vénération au trône de saint Pierre. La famille de Bernard appartient donc à la moyenne noblesse[8]. Réformateur de l'ordre de Cîteaux, Bernard de Clairvaux dispensa un enseignement où l'humanité est sans cesse reliée à la dimension divine, le temps à l'éternité. Bernard meurt en 1153, à soixante-trois ans. L'Église prie au contraire pour leur conversion et elle est assurée Â»[47], affirme Bernard.« La doctrine de Rodolphe ne procède pas de Dieu : elle vient du Démon, le père du mensonge qui est homicide depuis le commencement. Bernard est nommé secrétaire du concile, mais en même temps il est contesté par une partie du clergé, qui pense que Bernard, simple moine, se mêle de choses qui ne le regardent pas. […] Ils ont été dispersés et souffrent un dur exil sous des souverains chrétiens. fait important de sa vie que beaucoup de personnes négligent dans sa biographie. La spiritualité de Bernard est fortement marquée par la pénitence. En 1147, Il prêcha la seconde croisade. Bernard de Clairvaux, ou saint Bernard, est un saint de la religion catholique reconnu comme théologien par le pape Pie VIII en 1830. Bernard poursuit ses études sur les Saintes Écritures et sur les Pères de l'Église. Bernard y prononce un discours très violent. 13. Tout doit y conduire et rien n'en distraire[74]. En 1130, après la mort d'Honorius II, deux papes rivaux sont élus par les cardinaux : le cardinal Aimeric, qui prend le nom d'Innocent II, et le cardinal Pierleone, qui prend le nom d'Anaclet II. Il a persuadé trente de ses parents et amis à se faire moines avec lui. Le prieur du couvent (Geoffroy de La Roche-Vanneau) et le maître des novices (Achard) convainquent Bernard d'agrandir le monastère en 1133. Les débuts de Clairvaux sont difficiles : la discipline imposée par Bernard est très sévère. Un peu plus tard, il rejoint l'ordre cistercien dont il partage les idées. Mort il y a tout juste 850 ans, Bernard de Clairvaux (1091-1153) est de ces personnages à ce point complexes qu'ils en deviennent paralysants. Bernard de Fontaine, abbé de Clairvaux, né en 1090 à Fontaine-lès-Dijon[1] et mort le 20 août 1153 à l'abbaye de Clairvaux, est un moine bourguignon, réformateur de la vie religieuse catholique.