Par exemple, pour faire intervenir des droits relatifs à la croyance aux termes du Code, il n’est pas nécessaire de démontrer qu’une pratique ou conviction spirituelle autochtone marque une continuité avec les coutumes ou traditions de l’époque antérieure au contact avec les Européens[521]. Sur appel, la cour d’appel de la Colombie-Britannique a confirmé cette décision; 2015 BCCA 352 (CanLII), au par. « À l’école, les élèves qui veulent se purifier au foin d’odeur se font dire d’aller à l’extérieur, un fait qui les définit en tant qu’« autres ». Note en marge : Égalité de garantie des droits des autochtones et droits issus de traités pour les deux sexes (4) Indépendamment de toute autre disposition de la présente loi, les droits – ancestraux ou issus de traités – visés au paragraphe (1) sont garantis également aux personnes des deux sexes. [522] La Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones (DDPA) a été adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies le 13 septembre 2007 à la suite du vote favorable de 143 États. [498] Participant, groupe de travail de la CODP, adapté légèrement pour préserver l’anonymat. L'inscription améliore votre expérience TCE avec la possibilité d'enregistrer des éléments dans votre liste de lecture personnelle et d'accéder à la carte interactive. Le fait que la présente Charte garantit certains droits et libertés ne porte pas atteinte aux droits ou libertés — ancestraux, issus de traités ou autres — des peuples autochtones du Canada, notamment : a) aux droits ou libertés reconnus par la proclamation royale du 7 octobre 1763; b) aux droits ou libertés existants issus d’accords sur des revendications territoriales ou ceux susceptibles d’être ainsi acquis. L’hôpital régional de 145 000 pieds carrés et 60 places assure l’intégration de la médecine et des pratiques traditionnelles et modernes, et adopte et applique une approche de soins globale et adaptée à la culture, qui reconnaît le lien entre les dimensions physique, émotionnelle, mentale et spirituelle de la personne. Cette affaire avait trait à un litige foncier dans la région de Pickering. 15(1)" [Convention américaine relative aux droits de l’homme] (qui préconise le droit de chaque personne "au respect de son intégrité physique, psychique et morale") [note de fin de page 311 : Voir l’affaire Moiwana Community v. Suriname, Series C No. La représentation au conseil est obtenue de façon proportionnelle : les Premières Nations y nomment 10 membres tandis que les collectivités du Sud y nomment cinq membres, deux médecins et un guérisseur traditionnel. Les organisations qui ont des raisons légitimes de mettre en doute le lien entre une demande d’accommodement ou un besoin en matière d’accommodement donné et le motif de la croyance[515] doivent consulter sérieusement les personnes autochtones en quête d’accommodement pour connaître leur perspective sur le sens que revêt leur conviction ou pratique sincère sur le plan de la spiritualité ou de la croyance. (Ser.C) No 79, offert en ligne sur le site Web de l’Organisation des États américains, au www.oas.org/fr/default.asp, au par. (éd. À l’heure actuelle, on ignore toujours comment le Canada prévoit mettre en œuvre cet accord. L’exemption permet à l’hôpital de créer un environnement de guérison confortable et familier pour les patients en leur servant des aliments traditionnels. Chaque année, environ 30 000 personnes reçoivent des services du centre, dont le territoire est le plus vaste du réseau de la santé de l’Ontario et compte quelque 28 communautés anishinaabe du Nord et quatre collectivités plus au sud. Cross et coll. C’est ce fait, par-dessus tout, qui distingue les peuples autochtones de tous les autres groupes minoritaires du pays et qui commande leur statut juridique -- et maintenant constitutionnel -- particulier[519]. 149; cité dans Ross, supra, note 504, p. 1. Selon la Loi C-31, il existe deux critères qui octroient le droit d’être inscrit au Registre des Indiens. Ces peuples représentent 14 nations, dont les nations Mushkegowuk (Cri), Mohawk, Tuscarora, Seneca, Cayuga, Oneida, Onondaga (les peuples haudenosaunee – onkwehonwe), Delaware, Mississauga, Chippewa, Pottawotami, Algonquin, Odawa et Anishinabe (les peuples Anishinaabek) (idem). En effet, Ottawa refuse initialement d’adopter la Déclaration en raison de clauses entourant les litiges fonciers et l’obligation de consentement, qui pourraient affecter négativement le développement des ressources. Qu’elle est donc notre place dans tout ça? Les droits de pêche et de chasse autochtones sont néanmoins limités par des modifications constitutionnelles, des lois fédérales et, à l’occasion, des lois provinciales. Les peuples autochtones ont le droit de conserver et de renforcer leurs liens spirituels particuliers avec les terres, territoires, eaux et zones maritimes côtières et autres ressources qu’ils possèdent ou occupent et utilisent traditionnellement, et d’assumer leurs responsabilités en la matière à l’égard des générations futures [nous soulignons]. Actuellement en examen au Parlement, la Loi S-3, créée en réponse à la décision de la Cour supérieure du Québec dans l’affaire Descheneaux c. Canada en 2015, cherche à éliminer les iniquités concernant les personnes admissibles à l’enregistrement en vertu des paragraphes 6(1) et 6(2). Offert en ligne à l’adresse : www.ohrc.on.ca/fr/examen-de-la-d%C3%A9claration-de-principes-provinciale.... [559] Offerte en ligne à l’adresse www.mah.gov.on.ca/AssetFactory.aspx?did=10463 (extrait le 24 juin 2015). 195) ni qu’il restreignait ou limitait le comportement d’autres personnes ou groupes qui n’adhèrent pas aux convictions religieuses du groupe afin de préserver le caractère religieux subjectif associé à un endroit (Ktunaxa Nation, BCCA, aux par. Dans la présente politique, le terme « spiritualité autochtone » fait référence aux convictions et pratiques spirituelles que les peuples autochtones qualifient de « traditionnelles » ou « coutumières ». Comme l’indiquait un participant à un groupe de travail : « Il est étrange de participer à un cercle sur les politiques gouvernementales compte tenu de notre histoire, et du fait que ces politiques ont longtemps servi à nous dire quoi faire ». Le second critère, défini au paragraphe 6(2), s’applique aux enfants nés d’un parent inscrit en vertu du paragraphe 6(1). La CIDH a aussi statué à l’appui du principe d’ « [établissement] de monuments commémoratifs à la mémoire des torts causés aux peuples autochtones » (Association de droit international, supra, note 17, p. 48, paraphrasant la CIDH, idem, au par. Cela comprend la suppression et le dénigrement actif de la culture, des langues, de la spiritualité et des modes de vie autochtones par les autorités gouvernementales et religieuses, ainsi que les efforts concertés déployés en vue de détruire, d’assujettir et d’assimiler les peuples autochtones[497]. [557] Voir le Rapport de la Commission d’enquête sur Ipperwash (supra, note 544) pour obtenir un examen du régime juridique provincial complexe régissant les sites patrimoniaux et lieux de sépulture autochtones (y compris les sites et lieux sacrés), y compris les forces et restrictions des lois et règlements actuels, par exemple : Loi sur les cimetières; Loi sur les services funéraires et les services d’enterrement et de crémation; Loi sur les terres publiques; Lois sur les évaluations environnementales; Loi sur le patrimoine de l’Ontario; Loi sur l’aménagement du territoire; Loi sur la planification et l’aménagement du territoire de l’Ontario; et depuis 2011, Normes et directives à l’intention des archéologues-conseils, etc. Par exemple, la période de deuil pourrait être supérieure au temps alloué à cette fin dans une politique organisationnelle ou convention collective. [489], « Les peuples autochtones ont le droit de promouvoir, de développer et de conserver leurs structures institutionnelles et leurs coutumes, spiritualité, traditions, procédures ou pratiques particulières et, lorsqu’ils existent, leurs systèmes ou coutumes juridiques, en conformité avec les normes internationales relatives aux droits de l’homme ». Exemple : Un tribunal compte une salle de purification au foin d’odeur munie d’un système de ventilation où l’on trouve aussi des objets sacrés comme une plume d’aigle. Généralement, il s’agit d’examiner non pas l’emplacement du service ou de l’emploi (p. ex. Exemple : En reconnaissance du lien étroit qu’établissent les Anishnaabe entre la consommation alimentaire traditionnelle et la santé, la culture, la spiritualité et l’identité, le Sioux Lookout Meno Ya Win Health Centre (SLMHC) offre à tous les patients des aliments traditionnels (miichim) une fois par semaine, conformément aux lignes directrices en matière de nutrition. Le tout doit englober la tenue de cérémonies et d’événements commémoratifs appropriés pour honorer la mémoire des enfants décédés[556]. Au moment de se demander si une demande d’accommodement concerne la croyance, les organisations devraient examiner les critères mis de l’avant à la section 4.1 de la présente politique. Parfois, cela a été le résultat de l’imposition d’une distinction excessivement rigide entre « culture » et « tradition » d’un côté, et « religion » et « croyance » de l’autre, ce qui a peu de sens en contexte autochtone compte tenu de la nature culturelle et holistique[503] de la spiritualité autochtone[504]. C’est une des raisons pour lesquelles nous ressentons des sentiments si forts pour la terre de nos territoires traditionnels — nos ancêtres sont partout. [533] Le centre de santé offre des services aux résidents de Sioux Lookout et des environs, des communautés du Nord de la Nation anishnawbe-Aski, de la communauté de la Première Nation de Lac Seul du territoire du Traité no 3, en plus de Hudson, Pickle Lake et Savant Lake. Dans R. c. Van der Peet, la Cour suprême du Canada a discuté des fondements sous-jacents des droits des autochtones : […] la doctrine des droits ancestraux existe et elle est reconnue et confirmée par le par. Les autochtones, peuples et individus, ont le droit de ne pas subir d’assimilation forcée ou de destruction de leur culture. 1025. Les parties à l’entente comprenaient des représentants des 28 chefs des Premières Nations de la zone de Sioux Lookout, de la ville de Sioux Lookout et des gouvernements du Canada et de l’Ontario. [496] La CODP a convoqué six groupes de travail durant 2014-2015 à Waterloo, Toronto, Ottawa et Thunder Bay. Le fait de ne pas prévoir l’accommodement inclusif à part égale des pratiques spirituelles autochtones, y compris celles des membres inscrits et non-inscrits des Premières Nations, des Métis et des Inuits, peut également s’avérer discriminatoire aux termes du Code. Cette relation, y compris les droits ancestraux et issus de traités, est reconnue et confirmée par l’article 35 de la Loi constitutionnelle de 1982. Exemple : Une organisation reconnaît uniquement aux Premières Nations le droit d’obtenir l’accommodement de leurs cérémonies, et non aux Métis le droit à l’accommodement de leurs pratiques spirituelles. Définition de « peuples autochtones du Canada » (2) Dans la présente loi, « peuples autochtones du Canada » s’entend notamment des Indiens, des Inuit et des Métis du Canada. Les droits des Métis sont principalement définis et clarifiés par les tribunaux. Suite à l'enchâssement des droits autochtones et de traités dans la Charte canadienne des droits et libertés en 1982, la Fraternité des Indiens au Canada, le groupe principal représentant les Premières Nations au Canada, a demandé que le 21 juin soit reconnu comme la journée nationale de la solidarité autochtone. La Cour a statué que le procureur général du Québec n’avait pas pu établir que l’exercice des coutumes et rites hurons était incompatible avec l’aménagement d’un parc par la Couronne sur le territoire visé par la cause. Comme l’a indiqué le juge Phelan : "On peut honorer la plume et le violon" ». Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, article 12 : La Cour interaméricaine des droits de l’homme (CIDH), qui assure l’exécution de la Convention américaine relative aux droits de l’homme, que le Canada n’a pas encore ratifiée, a pris plusieurs décisions importantes qui donnent concrètement effet à de telles dispositions. ascendance, origine ethnique). 124, jugement rendu le 15 juin 2005 par. L’élaboration des politiques et procédures devraient prendre en considération les besoins spécifiques des adhérents à des religions et croyances diverses. La DPP encourage la coordination des questions d’aménagement avec les communautés autochtones[560], y compris lorsqu’il s’agit de gérer le patrimoine naturel et culturel et les ressources archéologiques. Government and Service Employees' Union, [2010] 2 RCS 696, 2010 CSC 45 (CanLII)). 35 (1) Les droits existants — ancestraux ou issus de traités — des peuples autochtones du Canada sont reconnus et confirmés. Les peuples autochtones ont le droit de manifester, de pratiquer, de promouvoir et d’enseigner leurs traditions, coutumes et rites religieux et spirituels. Exemple : De nombreuses cérémonies autochtones s’articulent autour de la combustion d’herbes médicinales traditionnelles comme le foin d’odeur, la sauge, le tabac et le cèdre. 189-190) : « Le secteur des montagnes Twin Sisters constitue un aspect territorial de l’exercice des coutumes et droits religieux même si les éléments de preuve de l’exercice réel des coutumes religieuses, dans la pratique, se font rares. 85 et 88, p. 24). [523] Les déclarations des Nations Unies fournissent des « normes » reconnues à l’échelle internationale en vue de mesurer la conformité des États au droit international en matière de droits de la personne (y compris ses normes, pactes et conventions). [577] L’éducation en matière de droits de la personne est la plus efficace quand elle s’accompagne d’une stratégie proactive solide de prévention et d’élimination des obstacles à la participation équitable, et de politiques et procédures efficaces de règlement des questions de droits de la personne qui surviennent. Les organisations devraient prendre des mesures proactives pour prévenir et limiter les effets négatifs sur les pratiques spirituelles autochtones des personnes, y compris l’élaboration de politiques et de procédures permettant d’assurer l’adoption de mesures d’adaptation appropriées, la manipulation appropriée des objets sacrés et l’accès aux objets sacrés. [497] Par exemple, le spécialiste du droit John Burrows (2008, p.168) a fait l’observation suivante : « Les peuples autochtones ont un long et tragique passé de persécutions graves au nom des religions européennes ». Merci d'avoir contribué à l'Encyclopédie canadienne. Puisque nous ne les avons pas enterrés dans des cercueils, la terre et eux sont inséparables. – Christopher Ronwaien:te Jock[501]. Par exemple, l’affaire Delgamuukw de 1997 permet de statuer que le titre autochtone est un droit ancestral protégé par la Constitution. L., vol. Lorsque les travaux ont débuté, je savais qu’on devait y tenir compte de la perspective autochtone. Depuis 2008, les droits des Premières Nations vivant dans les réserves sont également couverts par la Loi canadienne sur les droits de la personne. On ne peut pas adéquatement comprendre en ces termes la spiritualité autochtone. Exemple : Un homme autochtone détenu dans un centre correctionnel a demandé d’avoir accès aux services spirituels offerts par un agent de liaison autochtone. Depuis 1869, la Loi dicte qu’une femme inscrite qui épouse un homme non inscrit perd tous les droits autochtones et issus des traités dont elle jouissait avant son mariage (voir Les femmes autochtones et le droit de vote). Une instance particulièrement importante dans la reconnaissance des droits des Inuits est l’affaire Clyde River, en 2017, qui oppose les Inuits vivant aux alentours de Clyde River, au Nunavut, à l’Office national de l’énergie (ONE). En réponse à la décision de la Cour d’appel de Colombie-Britannique dans l’affaire McIvor c. Canada (2009), la Loi S-3, votée en 2010, tente d’assurer la parité du statut des petits-enfants des femmes ayant marié un non-Autochtone et de ceux touchés par la disposition « mère grand-mère ». Les Inuits luttent alors contre les plans de l’ONE, qui souhaite effectuer une prospection séismique du pétrole et du gaz dans la région depuis 2011. L’offre d’emploi exige que les candidats aient une maîtrise en théologie. Bd. Un jour, alors que mon fils portait un ballot de remèdes, son enseignant lui a demandé ce qu’il y avait dans son petit sac. [563] Plusieurs articles de la DDPA devraient être pris en compte, dont : 1. D’ailleurs, la DDPA reflète des engagements juridiques déjà enchâssés dans les traités internationaux existants qui peuvent être considérés comme du « droit coutumier » international et, en tant que tel, avoir force de loi (Idem; voir idem pour en connaître davantage sur le statut juridique de la DDPA en droit international). Cela a inclut l’aménagement de cuisine et de congélateurs séparés pour l’entrepose du gibier sauvage abattu par les chasseurs des Premières Nations locale, afin de se conformer aux règlements limitant l’usage et l’entreposage de tels aliments en milieu hospitalier. Exemple : Une école située dans une collectivité composée d’une grande population étudiante autochtone dit à un élève d’aller à l’extérieur se purifier, même lorsqu’il fait mauvais. [572] Voir Payne v. Otsuka Pharmaceutical Co. (No. Bien que les convictions et pratiques spirituelles autochtones varient de façon considérable entre les personnes et les groupes Métis, Inuits et des Premières Nations, et d’une région à l’autre, nos consultations des groupes autochtones ont mis en évidence certaines caractéristiques communes. Si le nom du père n’est pas inclus, alors l’enfant n’est pas admissible. Lorsqu’il a répondu qu’il contenait du tabac, on lui a dit de l’enlever parce que le tabac n’était pas permis D’autres peuvent s’identifier à la dimension d’identité ou de perspective culturelle de la spiritualité autochtone, sans nécessairement croire à un Créateur ou à un monde spirituel. Adoptée par le gouvernement en 2010[522], la DDPA offre un cadre d’évaluation des droits de la personne des peuples autochtones, qui est reconnu à l’échelle international[523] et établit les « normes minimales nécessaires à la survie, à la dignité et au bien-être des peuples autochtones du monde »[524]. Voir également les décisions plus récentes de la CSC dans Rio Tinto Alcan Inc. c. Conseil tribal Carrier Sekani, 2010 CSC 43, [2010] 2 R.C.S. Ct. H.R. [546] « Aujourd’hui, le gouvernement provincial possède environ 87 % des terres en Ontario. Par exemple, les Indiens inscrits profitent de certains privilèges particuliers que les Indiens non inscrits n’ont pas, comme l’exemption de taxes provinciales et fédérales sur certains produits s’ils vivent ou travaillent dans les réserves. Parmi les autochtones de l’Ontario venaient ensuite les personnes disant n’avoir « aucune appartenance religieuse » (32 % ou 96 800 personnes), suivies des personnes disant adhérer à la « spiritualité (autochtone) traditionnelle » (5 % ou 15 285 personnes) (Statistique Canada. Selon l’Association de droit international (supra, note 17, p. 47), la CIDH a depuis « proclamé de nombreux autres principes importants relatifs aux droits fonciers et droits culturels des peuples autochtones, plus particulièrement : le fait qu’on empêche aux peuples autochtones d’exercer leurs rituels conformément à leurs propres traditions (notamment l’exercice de leurs pratiques coutumières visant à honorer convenablement les morts) et qu’on les exclut de leur terres traditionnelles constitue "une épreuve-souffrance émotionnelle, psychologique, spirituelle et économique telle que l’État contrevient au par. [579] Les stratégies générales de promotion des droits de la personne s’articulent habituellement autour de l’élaboration de politiques de lutte contre la discrimination et le harcèlement à l’interne et de politiques et de procédures d’accommodement. [576] Pour assurer un accès complet, il est nécessaire de veiller à ce que les nouvelles organisations et installations, et les nouveaux services et programmes ne renferment pas d’obstacles à l’emploi, au logement ou à l’obtention de services pour les adhérents à des religions et croyances diverses. 2, chap. « La spiritualité métisse peut inclure à la fois des cérémonies et le christianisme. 149; cité dans Ross, idem. – Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones[490]. (2d) 17 (Div. Dans le cadre de leur obligation d’accommodement, les organisations pourraient également être tenues de faciliter et n’ont d’empêcher l’accès aux objets sacrés nécessaires à l’observance d’une pratique spirituelle autochtone dans un domaine social du Code. À la suite de cette décision (qui exclut toujours les Inuits de la Loi sur les Indiens), une foule de politiques d’assimilation, comme des déménagements forcés dans des collectivités sédentaires et le système de médaillons numérotés (voir Projet Noms de famille et Lieu historique national de la Mission-de-Hebron) sont mises en place. Le 14 avril 2016, la Cour suprême juge à l’unanimité que la définition légale d’« Indien » –telle que décrite dans la Constitution – s’applique désormais aux Métis et aux Indiens non inscrits. 3) (2002), 44 C.H.R.R. Lorsque les droits territoriaux sont contestés, les rapports entre ces groupes deviennent moins amicaux. D’autres mesures fédérales mènent également à l’assimilation des peuples autochtones en les privant de leurs droits, notamment la mise en place des pensionnats indiens et le système de laissez-passer (une politique qui exige des Autochtones désireux de quitter leur réserve qu’ils obtiennent un laissez-passer auprès d’un agent, sans égard à la durée du départ). Un grand nombre d’Autochtones (inscrits et non inscrits), cependant, refusent d’être définis par cette loi fédérale. 507, 1996 CanLII 216 (SCC). Malgré ses demandes répétées, l’agent de liaison autochtone ne lui a pas rendu visite et on ne lui a pas fourni d’ouvrages spirituels autochtones. Autrement dit, pour que les pratiques comme la pêche et la chasse deviennent des droits garantis sur le plan juridique, les peuples autochtones doivent prouver que ces activités avaient lieu avant l’arrivée des Européens. En 2014, l’affaire Tsilhqot’in précise davantage les critères du titre autochtone, qui sont triples : un groupe autochtone doit d’abord prouver son occupation du territoire pour ensuite en démontrer la continuité et l’exclusivité. Le rapport indique également : « À mon avis, la meilleure façon d’éviter les occupations autochtones concernant les lieux de sépulture et sites patrimoniaux autochtones consiste à faire participer les peuples autochtones au processus décisionnel. « Certains de nos ainés qui ont fréquenté les pensionnats ne parleront pas de spiritualité ou de méthodes traditionnelles. Gouvernement du CanadaApprenez-en plus au sujet des peuples autochtones et les droits de la personne au Canada. L’emplacement des remèdes, des cérémonies, des histoires, des sépultures, des lieux traditionnels de récolte et de chasse, des villages et des zones commerciales est également "sacré". Les personnes autochtones pourraient aussi nécessiter des congés pour le deuil. Recherche par nom de municipalité ou de communauté autochtone. [565] Ross, idem, p. 1. [508] 2002, p. 136-137. [550] « Le terme « Anishnaabeg » désigne les gens qui parlent l’anishinaabemowin, de sorte qu’il comprend les Odawas, les Potamwatomis, les Ojibways, les Mississaugas, ainsi que certaines autres tribus aux États-Unis » (Darlene Johnston, Respecting and Protecting the Sacred, document d’information de la Commission d’enquête sur Ipperwash, tel que cité dans le Rapport de la Commission d’enquête sur Ipperwash, idem, p. 183). [534] L’entente quadripartite sur les services hospitaliers de Sioux Lookout, qui a menée à l’établissement de l’hôpital, a été rédigée par des membres du comité de négociation de l’hôpital de Sioux Lookout après quatre années de recherches et de négociations. Le titre autochtone, pour sa part, peut engendrer un droit exclusif d’utilisation et d’occupation du territoire. 650 et Beckman c. Première Nation de Little Salmon/Carmacks 2010 CSC 53, [2010] 3 R.C.S. [566] CIDH, dans Mayagna (Sumo) Awas Tingni Community v. Nicaragua, supra, note 564, au par. 275 (CanLII) [Ktunaxa Nation], qui accorde aux convictions autochtones le statut de religion aux termes de l’al. Chez certaines Premières Nations, des cérémonies et traditions marquant des moments importants de la vie peuvent être intégrées aux activités de chasse saisonnières. Cité dans Dre Karen Martin-Hill, Traditional Medicine in Contemporary Contexts – Protecting and Respecting Indigenous Knowledge and Medicine, Ottawa, Organisation nationale de la santé autochtone, 2003, tel que cité par le juge Gethin B. Edward dans Hamilton Health Sciences Corp. v. D.H., 2014 ONCJ 603, au par. ... ou par la reconnaissance et la mise en œuvre de droits qui existaient … L’article 25 de la Charte[517] et l’article 35[518] de la Loi constitutionnelle de 1982 reconnaissent et affirment les droits constitutionnels des peuples autochtones du Canada. S’ils pratiquent, ils le font souvent "en cachette" ou n’y accordent pas de signification religieuse ou spirituelle ». Les instruments créés pour célébrer les histoires et les cérémonies, pour protéger les remèdes et pour honorer nos ancêtres sont sacrés […] la définition de ce qui est « sacré » est déterminée par la communauté des Premières Nations elle-même et est le reflète des valeurs de la communauté par rapport au "sacré" ». Cette affaire mène également à la création d’un test pour déterminer les droits des Métis en vertu de l’article 35 de la Loi constitutionnelle de 1982. Des personnes pourraient aussi nécessiter un congé pour l’observance ou l’animation de pratiques de deuil après le décès de personnes ne faisant pas partie de la famille immédiate, lorsqu’une coutume ou tradition culturelle-spirituelle le justifie. la maternité se trouve du côté est de l’établissement et les unités de soins palliatifs du côté ouest, conformément aux convictions anishinaabe sur les sept stades de la vie, représentées par les points cardinaux de la roue médicinale, qui débutent à l’Est et suivent la roue jusqu’à l’Ouest); un couloir principal conçu dans la forme d’un canot tourné vers le haut et illuminé par un puits de lumière; deux cours intérieures aménagées dans la forme d’un lit de rivière sinueux; quatre grands rochers grand-père orientés vers les quatre points cardinaux près de l’entrée principale de l’immeuble, et un foyer au centre pour la tenue de cérémonies spéciales et sacrées.